Le dopage mécanique, nouveau fléau du cyclisme professionnel

Les ventes de vélos électriques ne se sont jamais aussi bien portées en Europe ! Il semblerait qu’un tel engouement ne soit pas passé inaperçu chez les coureurs cyclistes professionnels. En effet, les plus grandes écuries de courses auraient recours à des petits moteurs dissimulés dans les vélos pour faire gagner leurs champions. Bien évidemment, une telle pratique est interdite dans les courses professionnelles de vélo. Après un premier cas de dopage mécanique en début d’année, l’UCI promet de nouvelles mesures pour contrer un possible fléau. Nous avons enquêté sur cette nouvelle forme de triche qui met une ambiance électrique dans le peloton.

Premier cas de dopage mécanique signalé en 2016

« Selon plusieurs documentaires parus dans la grande presse, des fabricants indépendants de vélo vendent sous le manteau des moteurs destinés aux coureurs professionnels. »

Vous n’avez probablement jamais entendu parler de Femke Van den Driessche, cette jeune cycliste belge est pourtant devenue le nouveau visage du dopage mécanique dans le monde du cyclisme professionnel. La coureuse a été prise la main dans le sac en utilisant un vélo équipé d’un moteur électrique. La course en question n’était que le modeste championnat du monde espoir de cyclo-cross. Si une jeune pratiquante de cyclo-cross a pu utiliser un vélo équipé d’un moteur, on peut légitiment s’interroger sur la présence de moteurs dans les vélos des coureurs professionnels. En effet, la suspicion est de plus en plus forte en raison de performances exceptionnelles réalisées par les cyclistes professionnels. De plus, nos confrères français de France 2 ont récemment testé une caméra thermique sur une course professionnelle. Ce reportage a secoué le monde du cyclisme, car il montrait la présence d’au moins 4 vélos suspects dans le peloton.

Un dopage coûteux, mais efficace

Le temps des injections de produits dopants dans les veines des coureurs semble révolu. Si on peut s’en réjouir pour la santé des sportifs professionnels et l’équité du sport, le dopage mécanique semble avoir remplacé les mauvaises habitudes. Selon plusieurs documentaires parus dans la grande presse, des fabricants indépendants de vélo vendent sous le manteau des moteurs destinés aux coureurs professionnels. Ces moteurs possèdent une batterie qui fonctionne de 30 minutes à 2 heures et permettent d’atteindre une vitesse de 25 km/h. Pour l’heure, ces petits bijoux de technologie sont réservés à une poignée de coureurs fortunés. Les prix des moteurs varient de 50 000 à 200 000€ et ne sont donc pas accessibles aux coureurs du dimanche.

La réponse de l’UCI à cette nouvelle forme de triche

L’Union Cycliste Internationale n’a pas attendu les grands titres de la presse pour se saisir du problème. Les autorités du cyclisme professionnel ont promis de renforcer les contrôles et de punir sévèrement les tricheurs. Si l’UCI n’utilise pas encore de caméra thermique pour détecter les moteurs dans les vélos, elle préfère les caméras à résonance thermique. Malheureusement, cette technique a aussi ses limites. Les coureurs changent plusieurs fois de vélo pendant la course et peuvent donc éviter les contrôles des autorités. La lutte contre la triche a donc de beaux jours devant elle…