Êtes-vous pour ou contre l’assistance vidéo lors d’un match de foot ?

Qui n’a jamais vu un match de football sans une erreur d’arbitrage ? Personne ! Tout simplement, car les hommes en noir qui régulent la rencontre, sont des humains, et non des robots qui ont une marge d’erreur beaucoup plus faible. Faut-il donc aider les arbitres de foot ? Et par quels moyens ? Telles sont les questions régulièrement suggérées lors des réunions de l’UEFA ou de la FIFA, les instances qui organisent le football européen et mondial.

Une légende raconte que Zinédine Zidane a été expulsé après son coup de boule, car un arbitre à vu le geste sur l’écran géant. D’autres racontent, qu’avec la vidéo, peut-être que l’Angleterre n’aurait jamais gagné de Coupe du Monde, ou se serait qualifié face à l’Allemagne en 2010. Quoi qu’il en soit, les organisateurs innovent sans arrêt pour aider les arbitres lors des matchs de football : de l’assistant supplémentaire à la Goal Line, l’assistance vidéo sera-t-elle la prochaine étape ?

La chronologie de la vidéo dans le foot

L’assistance vidéo dans le foot est un sujet qui revient régulièrement sur la table de la FIFA, et ce, depuis de nombreuses années. Comme dans le rugby (depuis 2000), des organisateurs de matchs de football souhaitent donner le pouvoir à l’arbitre central de demander une aide extérieure lorsqu’il a un doute sur une situation. Alors que la FIFA, mais aussi l’UEFA via Michel Platini ou Franz Beckenbauer, s’étaient fermement positionné en défaveur de la vidéo, il semblerait que le ton change depuis quelque temps.

En 2008, le Board (l’institution qui peut changer les règles du jeu), décide d’innover en matière d’arbitrage afin d’aider les hommes sur le terrain. Sans la vidéo, deux nouveaux arbitres sont ajoutés pour surveiller les surfaces de réparation, notamment lors des matchs de Ligue des Champions et d’Europa League. Par la suite, c’est la Goal Line Technology qui est ajoutée pour aider les arbitres, à grande échelle lors de la Coupe du Monde 2014 du Brésil. Depuis, beaucoup de championnats ont adopté ce système comme en Angleterre ou en France. Lorsque le ballon franchit la ligne de but, par l’intermédiaire de plusieurs capteurs, l’arbitre de centre reçoit un message sur sa montre connectée pour savoir si le but est valable ou non.

Enfin, la véritable assistance vidéo est testée depuis cette saison. Lors de la Coupe du Monde des Clubs en décembre dernier, l’arbitre a pu accorder un pénalty à une équipe en demandant des images au ralenti. Il fut de même lors du match amical entre la France et l’Espagne en mars dernier. L’assistance vidéo est donc en phase de test, mais devrait prochainement être définitivement adoptées en cas de résultats concluants.

Pourquoi être favorable à la vidéo ?

Les débats à propos du football n’ont jamais été aussi animés qu’au sujet de la vidéo pour aider les arbitres. Les premiers tests grandeur nature ont été surprenant, aussi bien pour les joueurs que pour les spectateurs. Comme on a pu le remarquer lors du match entre les français et les espagnols, chacun des acteurs ne savaient pas à quoi s’attendre et ne connaissaient pas encore réellement le protocole. Néanmoins, la vidéo a des avantages comme :

  • Gommer les erreurs d’arbitrage concernant la validation d’un but, l’obtention d’un pénalty, la sanction par un carton, ou les erreurs sur l’identité d’un joueur.
  • Une intervention de moins d’une minute, qui ne sature pas le jeu en lui-même.
  • La crédibilité de l’arbitre, qui procède donc à un jugement plus juste.
  • Favoriser le fair-play entre les joueurs et l’arbitre.
« La vidéo a des avantages comme : gommer les erreurs d’arbitrage concernant la validation d’un but, l’obtention d’un pénalty, la sanction par un carton, ou les erreurs sur l’identité d’un joueur. »

Pourquoi être contre la vidéo ?

Il existe tout de même des « conservateurs », des personnes qui ne souhaitent pas du tout voir la vidéo interférer dans un match de football. En voici les principaux arguments :

  • L’assistance vidéo déshumanise le football, qui se veut être un sport populaire.
  • Elle réduit les émotions des joueurs, notamment lorsqu’ils marquent et qu’ils doivent attendre la validation par la vidéo.
  • Elle déresponsabilise l’arbitre qui pourrait se cacher derrière la vidéo pour chaque situation.
  • Elle accroît le fossé entre le foot professionnel et le foot amateur qui n’aura pas accès à cette technologie.

Toujours est-il que le débat est de plus en plus animé depuis les tests montrés au grand public lors du match entre la France et l’Espagne. Pour le moment, l’assistance vidéo a pris le dessus, et à moins d’un retournement de situation, il semblerait que les arbitres professionnels bénéficient de cette innovation dans peu de temps.